mercredi 5 juin 2013

Istanbul : "La terre tremble"


LA FORCE DEMESUREE N’EST PAS UNE FORCE
Depuis quelques jours, nous mettons nos vies en danger et ce peut être même pour la premiere fois depuis le coup d’Etat du 12 septembre 1980. Nous avons reussi à dépasser les limites de nos peurs et nous avons osé remettre en question les ressources du totalitarisme, nous avons voulu nous faire entendre via internet et les réseaux sociaux, notre seul objectif est d’avoir voulu nous mettre à nu et partager la seule réalité à laquelle nous sommes confrontés…
Nous sommes le 31 Mai 2013. Pendant toute la semaine, nous nous sommes réunis après les heures de bureau au Parc Gezi. Ici, nous défendons notre parc et nos arbres. Et malgré les inadmissibles attaques qui ont eu lieu jeudi soir, nous sommes encore là, encore plus désespérés mais aussi plus confiants : le temps de la résistance est arrivé et nous ne parlons plus que des arbres, notre objectif principal ce sont nos droits et nos libertés et notre avenir sur ces terres où nous sommes nés.
Ce vendredi la, nous nous sommes données rdv avec une amie à Osmanbey et nous nous sommes mêlées à la foule qui s’etait réunie à Harbiye. Notre but était d’aller rejoindre nos amis qui se trouvaient sur Taksim. Dans la foule, j’ai pu distinguer des étudiants, des femmes qui criaient avec une timidité qui montrait que c’était la première manifestation de leur vie, des personnes qui se pendaient depuis leurs fenêtres pour soutenir la foule et bien d’autres encore. Sans avancer véritablement, nous continuions notre protestation, c’est à ce moment précis que nous avons été attaqués par les forces de police au gaz lacrimogène. Nous étions préparé à ce type de représailles de la part des forces de l’ordre, alors, on s’est encouragés les uns les autres afin de continuer à marcher et nous avons commencé à reculer doucement.
Que s’est-il passé après ? La police a bombardé la foule de gaz jusqu’à ce que les gens ne voient plus rien, que personne n’arrive à respirer. Lorsqu’on m’a mis du jus du citron sur mon visage, je me suis apercue que mon amie n’etait plus à mes côtés, que je n’arrivais plus à voir, j’ai essayé de trouver mon chemin dans la brume. A ma gauche, à une distance d’un mètre, j’ai apercu un véhicule blindé et sans avoir le temps de me protéger j’ai été projetée par l’eau coloree rouge. L’eau était envoyée avec une pression que je ne pourrai jamais décrire, d’une violence impitoyable. Je me suis enroulée par terre, et à peine essayais-je de me relever, j’ai recu la deuxième projection d’eau. J’ai un mal de tête insupportable, je ne vois plus rien et avec l’espoir de trouver un endroit pour me réfugier, je frappe aux portes en criant “au secours”. La voix des policiers resonne derrière moi : “Les putes !”
Une fille me prend par la main et m’entraine, et par le plus grand des hasards, je retrouve mon amie égarée dans la foule, on ne peut plus respirer tellement il y a de gaz. Heureusement, un concierge nous ouvre ses portes et on descend chez lui. Je suis trempée jusqu’aux os, je ne sens plus mon côté gauche. J’ai du mal à enlever ma chemise pour la remplacer par celle de mon amie, et c’est là que je me rends compte que mon os est sorti de mon épaule, j’ai l’épaule déboitée et je sens que ce n’est pas bon signe du tout.
Suite à cette découverte surréaliste, mon amie et les gens qui se trouvent avec moi dans cet appartement sortent pour nous appeler une ambulance. Je n’en peux plus, je ne peux pas prendre le risque de marcher à pied jusqu’à l’hopital et de me faire tabasser une autre fois. J’attends en grelottant, je souffre et j’entends une voix à la porte qui crie: amenez le blessé. Je prends, donc, la route en ambulance pour aller aux urgences de Sisli Etfal.
Et ensuite? Un traumatisme cranien, un os cassé, un oeil bleu, des os qui ont été abimes et une décision à prendre, je dois me faire opérer. Pendant toute la nuit, passent des jeunes blessés qui n’entendent plus rien, qui ne voient plus rien.
Si une personne se pose encore des questions sur le comportement des forces de l’ordre, ouvrez les yeux et faites un tour aux urgences pour constater l’état dans lequel se trouvent les jeunes manifestants.
Après ce que l’on a vecu, tout parait tellement évident. Il n’y pas si longtemps de ça, 2 ans à peu près, je voulais aller commémorer la mort de Hrant Dink, toutes les personnes qui me disaient “mais non, n’y va pas c’est dangereux” sont aujourd’hui dans les rues avec leur citron à la main. Tout le monde est là, des avocats, des chefs d’entreprise, des éditeurs de mode, des informaticiens, tout le monde a appris à lutter contre les gaz par ses propres moyens et toutes les mères viennent aider la jeunesse qui defile dans la rue, c’est parce que nous sommes à bout, le pays est à bout… Nous, la génération Y, on nous disait irresponsables mais nous nous sommes réveillés, et nous avons rapidement fait face à notre peur. Nous devenons de plus en plus entrainés, chaque jour, nous avons appris à mieux nous protéger des gaz, à être plus rapidement réactifs. En une semaine, les romans despotiques sont devenus notre réalité, nous sommes des “plouques “ comme l’a dit notre President mais nous savons courir dans les rues avec nos lunettes de plongée, nous savons ramasser des déchets pour construire nos propres barricades…


Apres ces événements, la tendance de la saison sera d’avoir les yeux bleuis, la tenue la plus à la mode sera les lunettes de plongée en phosphore combinés avec des masques à gaz et la pièce la plus intemporelle sera la bouteille de vinaigre. Mon épaule s’est deboitée et pour la première fois de ma vie, je vais me faire opérer, ok pas de soucis! Nous avons vécu cette resistance dans les rues, nous avons vu l’espoir dans la rue et cela nous suffit. L’essentiel c’est que notre histoire se raconte ainsi et qu’on n’oublie pas la force demesurée qui a été commandée par notre gouvernement et a été utilisée sur nous. Comme disait Visconti “la terre tremble” et je vous assure elle tremble.

Témoignage reçu le 2 juin dans ma boîte e-mail

mardi 14 mai 2013

Saint James tricote pour la police


SAINT JAMES se réjouit de l'obtention via INEO (filiale du groupe GDF Suez) du marché des pulls pour la Police Nationale.

Ce marché public, signé pour 4 ans, est très important pour une entreprise comme SAINT JAMES, fer de lance de la maille française. C’est une formidable vitrine et la reconnaissance de son savoir-faire par les plus hautes instances administratives. C’est également une opportunité en terme de lisibilité, pour soutenir l'emploi, et se donner les moyens de préparer le développement  de SAINT JAMES sur de nouveaux marchés export qui demandent un investissement long avant les premiers retours.

Ce marché de la Police Nationale permet d'oser davantage, de maintenir la production en France, mais également, avec cette visibilité à moyen terme, d'organiser, en avance, les plans de charge et de mieux les répartir en fonction des commandes des clients traditionnels.

Luc Lesénécal, nouveau Président de la société SAINT JAMES, et ses dirigeants, confirment leur attachement à leurs outils industriels sur leur site historique en Normandie : « notre savoir-faire depuis 1889 repose sur nos fabrications françaises et notre histoire. Le « Made in France » est important pour nous et représente la garantie de notre essor à l'export ».

Le marché de la Police représente pour l'entreprise 25 000 pulls par an et l'équivalent d'une quinzaine d'emplois directs.

Le développement de la marque SAINT JAMES se poursuit via la mise en place de corners auprès de ses détaillants multimarques ainsi que l'ouverture en affiliation ou en partenariat de boutiques SAINT JAMES. Depuis début 2013, 5 corners ont été mis en place, une « SAINT JAMES boutique » s'est ouverte à Orléans et une autre est programmée à Cancale pour fin mai. Une troisième verra le jour à l'intérieur des terres dès septembre.

Après les Etats-Unis et l'Asie, de nouveaux horizons s'ouvrent à SAINT JAMES avec l'Amérique du Sud. Sa part export pour 2013 devrait atteindre 35% de son chiffre d'affaires.


SAINT JAMES en quelques chiffres
Ÿ 300 emplois en France.
Ÿ 40 millions d'Euros de chiffre d'affaires
Ÿ Un site de production : Saint James en Normandie
Ÿ 32% de son CA à l'export

vendredi 22 mars 2013

La confédération européenne du lin et du chanvre sur les réseaux: tous les liens


Retrouvez toutes les infos LIN / Web 2.0 de la Confédération Européenne du Lin et du Chanvre
Sur le site internet www.mastersoflinen.com : toutes les infos de la graine aux produits finis
Sur le blog http://linenandhempcommunity.eu : l’actualité chaude 100 % lin
Sur Twitter : https://twitter.com/Linenandhemp : nos articles blog en direct
Sur Pinterest http://pinterest.com/linenandhemp/ : des photos d’ambiance et de produits
Vimeo http://vimeo.com/user2640930 nos films Be Linen et Be Linen 2, toutes les émissions TV
Et sur Pearltree http://ptitlien.com/1t3hz : la communauté lin crée des liens

mardi 12 mars 2013

GAGNEZ UN STAND SUR L'ESPACE BESPOKE DU CUIR A PARIS !

 
BESPOKE est l’espace de création sur mesure dans le domaine du cuir et de la fourrure.
Il complète l’offre du salon avec une sélection de savoir-faire, innovations et techniques destinée à enrichir les collections de prêt-à-porter, d’accessoires et de décoration intérieure.
Pour la prochaine édition du 17 au 19 sept. 2013, le salon CUIR A PARIS va sélectionner les
10 sociétés pour les métiers et applications suivantes :
Maroquinier – Bottier – Gantier – Modiste
Sellier – Gainier – Doreur d’Art
Peinture – Sérigraphie – Impression numérique sur cuir et fourrure
Ennoblissement du cuir et de la fourrure (tissage, plissage, embossage, broderie)
 
www.sellerie-mercier.fr
Mercier, Sellerie d'ameublement
CUIR A PARIS février 2013
 
  
COMMENT PARTICIPER AU CONCOURS ?
Vous êtes styliste, designer, artisan ou élève dans une école de mode ou de design.
Vous êtes spécialisé dans le travail du cuir, vous possédez un savoir-faire spécifique au cuir.
Vous souhaitez partager un procédé innovant ou une technique breveté sur cuir...

Téléchargez votre dossier de candidature sur  lecuiraparis.com
et renvoyez le à info@lecuiraparis.com avant le 10 mai 2013.
Le salon CUIR A PARIS révèlera le nom des
10 sociétés sélectionnées le 15 mai prochain. Les gagnants exposeront sur l’espace BESPOKE du CUIR A PARIS du 17 au 19 sept. 2013.


Bonne chance !
 
 

mardi 6 novembre 2012

Mois de la Photo Off: Dom Garcia / ROAD TRIP


« J'ai pris ces photos lors de deux voyages vers le Sud durant les hivers 2003 et 2004. La route était devant moi, la voiture de mon ami avait pas mal vécu, son pare-brise était constellé de tâches, d'insectes écrasés et de poussière. J'ai utilisé ce pare-brise comme si c'était la plaque de verre des débuts de la photographie et cela donne des paysages sombres où le dedans et le dehors sont imbriqués. C'est un Road Trip obscur dans le froid de l'hiver. Un Road Trip en rêve éveillé, à toute allure. » Dom Garcia
"Passe par ici et va de l'avant, tu es sur le chemin du ciel" Sur la route (J. Kerouac) 

Le salon Rouge, 20 rue du Temple 75004
Vernissage le 10/11/12 : 18h30-23h30
Projection + Concert + Lectures



Cette exposition est dans le parcours Saint-Paul - Hôtel de Ville.
Plus d'info : http://www.moisdelaphoto-off.org/2012/artistes/176/dom-garcia
www.domgarcia.com

jeudi 11 octobre 2012

Mobilier urbain en lin: Motus Aline Petit et Clémentine Auger


Un mobilier urbain anti stress
Prix Lille Design & Prix Lille 3000
Projet Motus Aline Petit et Clémentine Auger 
Micro architecture verte composée de tuiles en feutre de lin thermo compressées et d'un sandwich textile vegetalisé. 
Photo in situ au CETI, Lille-Roubaix (exposition Futurotextiles2012 )

Photo Catherine Dauriac

lundi 24 septembre 2012

Join One Billion Rising contre la violence faite aux femmes

Une femme sur trois dans le monde…
… sera battue ou violée au cours de sa vie. Partant de cet affolant constat, dressé par les Nations Unies, Eve Ensler, l'auteure des Monologues du Vagin, lance One Billion Rising.
L'idée : pour la Saint-Valentin 2013 (14/02 ndlr à l'attention des cœurs solitaires), qui correspondra cette année au 15e anniversaire des V-Days, jour officiel de protestation contre les violences faites aux femmes, invitez tout le monde à se lever avec vous et à danser en signe de solidarité avec les femmes battues et exploitées partout dans le monde.
Selon la Banque Mondiale, les femmes âgées de 15 à 44 ans sont statistiquement plus menacées par le viol et la violence domestique que par le cancer, les accidents de voiture, la guerre et la malariaLet's dance !
Le trafic d'êtres humains touche environ 2,5 millions de personnes par an, dont 80% sont des femmes

via TTSO Paris

vendredi 21 septembre 2012

Caricature d'un prophète sans une seule image

Il y a 3 bonnes raisons de penser que Jésus était Noir :
1) Il appelait tout le monde « mon frère »
2) Il aimait chanter la gloire de Dieu
3) Il n’a pas eu un procès équitable

Il y a aussi 3 bonnes raisons de penser que Jésus était juif :
1) Il a repris l’affaire de son p...ère
2) Il est resté à la maison jusqu’à l’âge 
de 33 ans
3) Il était sûr que sa mère était vierge, et sa mère était sûre qu’il était
Dieu.

Il y a aussi 3 bonnes raisons de penser que Jésus était Italien :
1) Il parlait avec les mains
2) Il buvait du vin à tous les repas
3) Il mangeait exclusivement de la cuisine à l’huile d’olive

Il y a aussi 3 bonnes raisons de penser que Jésus était Californien :
1) Il avait les cheveux longs et il était toujours bronzé
2) Il aimait marcher pieds nus
3) Il a lancé une nouvelle religion

Il y a aussi 3 bonnes raisons de penser que Jésus était Tsigane :
1) Il n’a jamais travaillé un seul jour
2) Il n’a jamais écrit une seule ligne
3) La police l’a arrêté dans un jardin public où il campait sans
autorisation

Il y a aussi 3 bonnes raisons de penser que Jésus était un publicitaire :
1) Son livre est nº 1 au hit-parade depuis sa parution
2) Ses successeurs ont créé un paradis fiscal à Rome
3) Après 2000 ans de réflexion, personne n’est encore sûr d’avoir compris ce
qu’il a dit !!!!

Il y a enfin 3 bonnes raisons de penser qu’il était socialiste :
1) Il partageait le bien des autres (Ex : les 5 pains et les 2 poissons…)
2) Il faisait croire aux lendemains qui chantent
3) Ses potes l’ont laissé tomber à la première occasion





via Framboise sur facebook

dimanche 9 septembre 2012

Visa d’or : Prix du photojournalisme 2012


Les jurys de Visa pour l'image, le plus grand festival de photojournalisme Perpignan ont rendu leur verdict. Voici mes coups de cœurs parmi les Prix décernés.

Visa d’Or News / Sponsor Paris Match 


Eric Bouvet  signe pour Le Figaro Magazine un travail sur Bab al-Azizia (Libye), réalisé lors de la prise de la caserne fortifiée de Mouammar Kadhafi, le 23 août 2011 / A work on Bab al-Azizia (Libya), after taking Muammar Gaddafi’s fortified compound - August 23, 2011. 




Visa d’or Magazine / Sponsor Région Languedoc-Roussillon


Stephanie Sinclair / VII Photos pour National Geographic Magazine. Un travail sur les petites filles que l’on marie, exposé jusqu’au 16 septembre au Couvent des Minimes (Perpignan)  / A work on child bridSarita  

Sarita, 15 ans, ruisselante de sueur et de larmes, s’apprête à partir vers son nouveau foyer avec son mari. Sarita et sa soeur Maya, 8 ans, ont été mariées la veille à deux frères. © Stephanie Sinclair / VII pour National Geographic Magazine 
Sarita (15), perspiring and in tears, before being sent to her new home with her husband. The previous day, she and her sister, Maya (8), were married to sibling brothers. © Stephanie Sinclair / VII pour National Geographic Magazine 


Plus d'info sur visapourlimage.com






jeudi 30 août 2012

Smart textiles


Quoi de neuf au pays des textiles du futur ? Souvent calqués sur l’observation de la nature (bio-mimétisme), ils flirtent avec la science-fiction. Loin du marché de niche, ces innovations représentent un potentiel de plusieurs milliards de dollars et embrassent des secteurs aussi différents que l’automobile, la cosmétique, la médecine, le sport ou l’aviation. Tour d’horizon.


Le développement des textiles intelligents (‘smart
textiles’) sert de ressort tant pour l’industrie que
pour le commerce, il est en pleine expansion.
Génération nomade oblige, la demande croît
pour des textiles non seulement conducteurs
d’électricité grâce aux nanoparticules présentes
sur des enductions, mais également capables
d’en générer par le mouvement des fibres
elles-mêmes. Une révolution indispensable à
l’heure des MP3, portables et autres téléphones
cellulaires. 
Cependant, à en croire les experts,
le véritable potentiel de ce marché – en tenant
compte du vieillissement de la population
mondiale - résiderait dans les domaines de la
sécurité, de la santé, du fitness et du bien-être.
Des textiles intelligents que l’on pourrait diviser
en deux catégories : d’une part, les “smart textiles
passifs”, équipés de capteurs-électrodes capables
d’enregistrer les fonctions organiques du corps
humain pour servir de monitoring, ou encore
d’éléments de surveillance dans le cadre de
bâtiments ; d’autre part, les “smart textiles actifs”,
qui, non seulement, enregistrent les changements
environnementaux, mais peuvent réagir en
fonction, pour ajuster l’autonomie d’un bâtiment
en matière de chauffage par exemple, ou des
besoins spécifiques en éclairage.

C’est ce que les visiteurs du salon allemand Techtextil
à Francfort ont pu constater au mois de mai 2011,
et les Prix décernés lors de cette édition le prouvent.

Une équipe européenne (Allemagne, Suisse, Pays-Bas
et Suède) a remporté le Prix ‘Safety + Protection’
pour un textile de bagage à l’épreuve des explosions
garantissant la sécurité des passagers. Extrêmement
résistant, flexible et ultra léger, Fly-Bag atténue
l’impact de l’explosion et contrôle les émanations de
gaz toxique. De plus, son extrême solidité empêche
les pièces du bagage de détériorer l’habitacle de
l’appareil.

Primée dans la catégorie Architecture, une
façade bionique qui procure de l’ombre, directement
inspirée par la nature sur le modèle du Strelizia
Reginae, la fleur oiseau de paradis. Constituée d’une
structure polymère doublée de plastique renforcé
de fibre de verre, Flectofin permet des déformations
élastiques jusqu’à un angle de 90°, pour des
secondes peaux positionnables en escaliers ou
encore liables entre elles.



Le défi de l’eau
L’eau sera le prochain challenge de l’humanité. Les
chercheurs allemands de l’université de Tübingen
proposent un textile 3D capteur de brouillard. Projet
issu du bio-mimétisme, FogHa-TiN s’inspire de
l’habileté des plantes à collecter et à rapidement
utiliser l’eau de l’atmosphère (brouillard, pluie,
rosée). Une technologie utile pour l’irrigation agricole,
mais également pour des applications
techniques comme l’économie de lubrifiants ou de
refroidisseurs de moteurs. Plus près de la peau,
ce tissu léger en polyester micro-encapsulé, à
changement de phase (PCM), d’abord développé
pour la NASA, qui absorbe l’humidité ; ou encore le
Pyro-tex – nouvelle fibre sécurité ultra résistante au
feu, à l’acide, aux solvants et aux UV – labellisé Oeko-
Tex, ne produit pas de fumées toxiques, accepte
très bien la teinture, peut être produit sur tous les
métiers connus ou être converti en non tissé, seul ou
mélangé à d’autres fibres naturelles ou artificielles.

Eco-conscience et audace

Le salon Première Vision décerne depuis ses trois
dernières éditions des Prix très attendus. Placé cette
saison sous la présidence de Roland Mouret, les Prix
PV se divisent en 4 catégories : le Grand Jury Prize,
pour le tissu le plus exceptionnel de la saison,
le Handle Prize,  pour le plus étonnant par ses qualités
tactiles et comportementales, l’Innovation Prize,
pour le plus innovant, technologique et créatif, et
l’Imagination Prize, pour le plus audacieux, le plus
surprenant en matière, technique, décor ou finissage.
Parmi les exposants qui présentent leurs collections
automne-hiver 2012-13, 23 font leur entrée au
salon et 8 sont de retour après plusieurs sessions
d’absence.

Parmi eux, des marques significatives et
symboliques, telles que les Italiens Guabello, Marlane,
Tallia di Delfino (Biella Manifatture Tessili, Marzotto
Group). Des marques de luxe, comme le Péruvien
Incalpaca, le Britannique John Foster, les Japonais
Hayazen, Premium Linen by Tamurakoma pour leur
développement lin-cachemire, Ja Fabric by Takisada
Nagoya.

Dans la catégorie tissus écologiques,
Fordiano Riccardo avec des fils sophistiqués, des
développements en coton bio, ortie ou algue ;
et dans la catégorie tissus techniques, Singtex

Industrial et ses développements utilisant le marc
de café pour le sport. Car les fibres naturelles ne
sont pas en reste. Pressés par la demande pour des
tissus plus respectueux de l’environnement et de la
santé, les tisseurs dévoilent des éco-finissages, ou
des alternatives notoires aux fibres synthétiques,
notamment pour les tissus outdoor. Du lin déperlant
et résistant aux moisissures chez Elitis ou Libeco, aux
enductions maintenant sans phtalates, ou des denim
100% lin ou chanvre enduits à la résine de pin (les
jeans suisse KoHzo). À noter également, le grand
retour des teintures naturelles (toiles de Mayenne)
sans chrome et l’arrivée d’encres gonflantes sans
phtalate et sans PVC, une innovation Deltracon.

Le mirage des cosméto-textiles

Issu des recherches conjointes des Belges de
Luxicon avec le tisseur français Sofileta, un fil confort
nouvelle génération (le Luxicool) que l’on peut tisser

et tricoter, promet une absorption et une évaporation
constante, destiné donc à un usage plutôt sport ou
pour des conditions climatiques extrêmes.

Mais qu’en est-il alors du marché des cosmétotextiles ?
Certains experts parlent d’un potentiel de 500 millions d’euros
à l’horizon 2013, autant dire demain matin. Un
marché alléchant tant pour l’industrie textile que pour
l’industrie cosmétique, et un sacré vecteur marketing
face à la demande croissante de produits anti-âge, audelà
des facteurs de confort et de bien-être. On trouve
sur le marché des produits aux promesses diverses :
culottes anti-cellulite, maillots anti-UV permettant
paradoxalement de bronzer ou de faire un jogging
hydratant. Des produits dont l’efficacité reste encore
à prouver mais appelant souvent des prix Premium.
Alors la question se pose. Réelle innovation ou miroir
aux alouettes ? L’avenir le dira.

Catherine Dauriac
Article paru en septembre 2011 dans le magazine TL



Paris lance les Kiosques de la création


La     Paris lance les Kiosques de la création

Appel à candidature  KIOSQUES

Les Ateliers de Paris convertissent les kiosques !

Deux kiosques à journaux sont désormais dévolus à de jeunes créateurs qui, à tour de rôle, peuvent vendre leurs créations aux passants, touristes ou habitants du quartier. Les Ateliers de Paris proposent de participer à un nouveau mode de commercialisation de produits de créateurs en mettant à disposition un espace de vente dans un kiosque pour une période de 15 jour à chaque binôme.

A voir absolument place du Palais Royal et jusqu’au 9/09 les bijoux de Cardissa et des Alluvions.
Du 10 au 23 septembre : Frédérique Danse, papeteries et impression originales et Sophie Julienne, sacs et pochettes.
Du 24/09 au 10/10: Aya Muramatsu, accessoires de mode et Françoise Lebrun, bijoux contemporains.

A l'angle des rue Saint-Denis et de Rivoli jusqu’au 9/09 les sacs de Nada et les chaussures TIBBS Deville.
Du 10 au 23 septembre : Ando Razafi, arts de la table et Sherazade Mokhfi, accessoires de mode
Du 24/09 au 10/10: Anne Goldfarb, bijoux et Corinne Rambault de Baraillon, petite maroquinerie.


Les deux kiosques, respectivement situés l’un face au Conseil d’Etat, côté Louvre des Antiquaires, et l’autre, angle rue de Rivoli, rue saint Denis (Paris 1er) sont mis à la disposition des Ateliers de Paris dans le cadre de leurs missions de promotion des métiers de création.
Les kiosques sont ouverts de 13h à 19h tous les jours.

 Contact candidature : Annick Zecca – 01 71 18 75 70 - annick.zecca@paris.fr