dimanche 15 juillet 2007

Paris ::: Une canopée pour le forum des Halles



Une "canopée" pour les Halles (portfolio+video sur le site du Moniteur)

En botanique, la canopée désigne la cime des arbres. En architecture, ce terme sera désormais lié au projet de Patrick Berger et Jacques Anziutti (associés à Ingerop et Bases Consultant), lauréats du concours international d’architecture pour la rénovation du forum des Halles. Les deux architectes parisiens ont conçu un "carreau", à 11 m du sol, recouvrant le cratère du forum des Halles et le principal pôle d’accès aux transports en commun Châtelet-Les Halles et intégrant 14 000 m2 d’équipements publics et de commerces. "Notre projet se concrétise en une canopée architecturale qui poursuit celle des arbres et de leur valeur d’usage public: se mettre à couvert de la chaleur ou des intempéries", explique Patrick Berger.

La construction d’un toit au-dessus du complexe des Halles a été proposée par David Mangin, lauréat, en décembre 2004, du marché de définition pour le réaménagement du cœur de la capitale. A l’époque, le maire de Paris avait choisi de ne pas garder le projet en l’état et d’organiser un concours international pour la réalisation "d’une œuvre élégante, lumineuse, légère, de l’art du XXIe siècle". Objectif atteint, semble-t-il.

Bertrand Delanoë a qualifié le projet lauréat "d’original, très créatif, ambitieux sans être prétentieux". "Il est apaisant pour le centre de Paris", a ajouté Jean-Pierre Caffet, son adjoint à l’urbanisme. Sans compter qu’il a suscité, sinon un consensus, du moins une convergence très forte entre membres du jury.

Patrick Berger et Jacques Anziutti ont imaginé, pour cette canopée, une vaste carapace ondulante constituée d'un feuilleté de verre autonettoyant, iridescent et opalescent. Une nappe de lumière aux nervures curvilignes, une "évidence formelle" aux dires de ses concepteurs, inspirée de la nature et de ses lois, "avec l'horreur de l'effort inutile". Cette conque autostable, en appui sur la trame existante, sera conçue en acier. Préfabriquée, elle sera assemblée sur site, élément après élément, "à la manière d'une feuille qui se déploie".

Et parce que "énergie et structure y sont étroitement mêlées", des panneaux photovoltaïques seront logés dans son épaisseur. Ils alimenteront, la nuit venue, un éclairage aux reflets mouvants. Les eaux de pluie participeront au spectacle en ruisselant sur les nervures de cette canopée, avant d'être recueillies puis utilisées pour l'arrosage du jardin proche.

Jean-Pierre Caffet a salué la fonctionnalité totale du projet, qui "répartit la programmation d’une manière très rationnelle et élégante" et insisté sur la "continuité subtile qu’il organise entre le jardin et le bâtiment". Un projet qui reçoit, de plus, l’adhésion des principaux partenaires concernés : Unibail (gestionnaire du centre commercial) et la RATP.
Annoncée avec un coût d’objectif de 120 millions d'euros, sa réalisation nécessitera la démolition des pavillons Willerval existants, rues Lescot et Rambuteau. Les travaux devraient débuter en 2009 pour une livraison en 2012, sans perturber l’activité du centre commercial.

Source le Moniteur
Article de Nathalie Moutarde et Jacques-Franck Degioanni

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